Renault trace les composants de ses véhicules avec le projet blockchain XCEED

Avec des équipementiers automobiles, Renault a testé sur son usine de Douai une  solution blockchain de certification et de traçabilité des composants. XCEED repose sur une blockchain privée Hyperledger Fabric.

Des paroles aux actes. Quelques mois plus tôt, Renault annonçait avoir identifié une vingtaine de projets blockchain. Certains usages de ces technologies devaient voir le jour « très prochainement. » Le projet XCEED (eXtended Compliance End to End Distributed) est une de ces concrétisations.

Dans les faits, les débuts des expérimentations autour de cette blockchain privée sous Hyperledger Fabric remontent à 2019. Et le projet réunit donc un consortium d’industriels de l’automobile autour de Renault.

500 transactions par seconde sur une blockchain privée

Il vise à garantir la traçabilité des composants et sous-composants des véhicules, de la phase de conception jusqu’à la production. Pour cela, XCEED associe donc les équipementiers de Renault : Continental, Faurecia, Plastic Omnium et Saint-Gobain.

Au travers de la blockchain, ces partenaires échangent donc des données relatives aux composants. Le fabricant français précise ainsi qu’un pilote sur son usine de Douai a généré l’archivage d’un million de documents. A noter que la blockchain mise en place avec IBM permet 500 transactions par seconde.

XCEED a pour but de permettre aux industriels de l’automobile de répondre à de nouvelles exigences règlementaires en termes de transparence. Depuis le 1er septembre, un règlement implique la multiplication des contrôles des véhicules sur le marché.

Bénéfices : des données en temps réel et plus de réactivité

En conséquence, l’ensemble de « la chaine de production doit ainsi adapter sa structure pour répondre aux autorités dans des délais réduits » souligne Renault. Et la blockchain constitue donc une partie de la solution.

La plateforme Hyperledger Fabric intervient ainsi dans le partage et le suivi des informations de conformité au sein d’un « réseau de confiance ». En effet, elle participe à une « meilleure réactivité dans les échanges, avec des données disponibles en temps réel. »

Le caractère décentralisé de la blockchain constitue aussi un atout. Il « permet à chaque partie de conserver le contrôle et la confidentialité de ses données, sans intrusion, tout en renforçant la sécurité et la confidentialité. »

La réussite du projet XCEED est l’opportunité pour Renault de souligner une nouvelle fois le potentiel de la blockchain. Le constructeur se dit ainsi convaincu de son rôle en tant que vecteur de la transformation de l’industrie automobile.

« La technologie Blockchain prend en effet tout son sens dans un écosystème vaste qui fait intervenir différentes entreprises et qui fait le lien entre les différents processus, systèmes d’informations et bases de données des partenaires. Dans l’industrie automobile, où nous échangeons avec de multiples acteurs extérieurs à l’entreprise, nos fournisseurs, nos clients, les distributeurs indépendants, etc… les usages d’une telle technologie sont multiples » conclut Odile Panciatici, VP Blockchain chez Renault.


Lien Vers Article d’Origine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *