La blockchain débarque sur les péages au service du paiement sans contact

Le gestionnaire coréen des autoroutes s’associe à la KEB Hana Bank afin de déployer un système de paiement au péage basé sur la blockchain. Le projet vise à soutenir l’adoption des paiements sans contact.

Malgré son projet de taxation des crypto-monnaies, la Corée du Sud reste un pays de référence en matière de développement de la blockchain. En réaction à la crise du Covid-19, le gouvernement prévoit ainsi d’investir plus de 48,2 milliards de dollars d’ici 2025 dans les technologies Blockchain et de l’industrie 4.0.

Le rapprochement entre la KEB Hana Bank et la Korea Expressway Corporation peut s’inscrire dans ce mouvement de fond. Une des plus importantes banques commerciales du pays signe un accord avec l’opérateur national des autoroutes. L’objectif : mettre en place un système de paiement du péage reposant sur la blockchain.

La blockchain réponse à la crise et au new deal numérique

Ce système doit équiper à terme l’ensemble des autoroutes de Corée du Sud. Le quotidien local D Daily précise que la mise en production doit intervenir avant la fin de l’année. La solution connectera les automobilistes au péage via l’application mobile de la banque, Hana One Q.

La finalité du projet réside en effet dans la facilitation des paiements sans contact. Celui-ci répond en partie à la problématique de l’épidémie de Covid et vise donc à restreindre les contacts, et donc certains modes de paiement.

Nul besoin cependant de blockchain pour déployer du paiement sans contact. Cette technologie doit en effet permettre à la Korea Expressway Corporation et la KEB Hana Bank de partager des données. L’ajout de la blockchain est présenté en outre comme un moyen de renforcer les synergies avec le projet de système de paiement.

« Nous allons continuer à développer des services personnalisés non face-à-face (sans contact) pour le public en appliquant la technologie blockchain, qui fait partie de la version coréenne de la politique de new deal numérique pour piloter l’économie mondiale après le coronavirus » justifie ainsi le directeur commercial du gestionnaire autoroutier, Kwang-Ho Lee.

Pilier de l’industrie 4.0 et de la transformation industrielle

Ce déploiement technologique bénéficie d’ailleurs de l’aval du ministère coréen des technologies et de l’agence de sécurité nationale. En 2019, la banque KEB Hana validait ainsi sa solution blockchain d’authentification mobile.

Les développements dans le domaine de la blockchain ne privilégient plus seulement la finance. L’industrie s’impose ainsi comme un secteur de prédilection pour cette technologie.

En France, c’est le cas par exemple de l’industriel Renault. Quelques mois plus tôt, le constructeur présentait ainsi la blockchain comme le « vecteur de transformation pour l’avenir de l’industrie automobile. » La marque au losange a d’ores et déjà identifié 20 applications de la blockchain qu’il prévoit de mettre en production.


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